Pressestimmen zu L'enfant endormi
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"Bei näherer Betrachtung kommt der Erfolg von Yasmine Kassaris Film allerdings nicht überraschend. Begleitet von einer schönen Kamera (Giorgos Arvanitis, der unter anderem für Theo Angelopoulos und Catherine Breillat arbeitet), wirft die Regisseurin einen differenzierten Blick auf eine Region, die durch die politische Aktualität unvermittelt wieder in den Mittelpunkt des Interesses gerückt ist."
Tages-Anzeiger
"Wie Zeinab und Halima nun beginnen, an ihre Männer per Video-Brief zu appellieren, und sie bitten heimzukehren, so werden auch die Filmbilder in ihrem Wechsel zwischen bunter Sinnlichkeit und monotoner, karger Landschaft als Gefühlsbarometer der beiden Frauen lesbar."
Neue Zürcher Zeitung
"Yasmine Kassari beleuchtet in ihrem Spielfilm die Emigration aus der eher selten eingenommenen Perspektive der Zurückgelassenen. Sie porträtiert die zwei Frauen mit viel Geschick, ohne für die eine oder andere Partei zu ergreifen. Wegen dieser klugen moralischen Zurückhaltung und dank der subtilen Kamerarbeit von Giorgos Arvanitis ist ihre eine intime Milieustudie gelungen."
Züritipp
"Die Eigendynamik dieser geschlossenen Frauengesellschaft wird von Kassari unaufdringlich und doch berührend geschildert."
Basler Zeitung
"L'enfant endormi ist ein Film, der weitgehend im Atmosphärischen bleibt und der in Bildern weit mehr zu erzählen weiss als so manche wortreiche Abhandlung über das Drama der Emigration, das gerade in diesen Tagen wieder erschreckende Aktualität erreicht hat."
St. Galler Tagblatt
"L'enfant endormi" est une vraie réussite qui témoigne à la fois d'une maîtrise formelle épatante pour un premier film et d'un discours à rebrousse-poil, propre à susciter la réflexion. En effet, la réalisatrice bouscule, en douceur mais avec détermination, les clichés sur le Maroc, le monde musulman et la perception que nous avons, pour nous offrir une histoire à hauteur d'hommes, de femmes surtout, même si les hommes, par leur absence, y jouent un rôle essentiel. Au travers de beaux portraits, elle propose une réflexion sur l'aspiration à la liberté, à la gestion de sa propre vie, mais aussi sur les ravages de la dérégulation d'une économie agraire jadis prospère. "L'enfant endormi" repose sur une grande épure formelle qui met en valeur toute la richesse de son discours.
Cinergie
Avec pudeur, sensibilité, intériorité, tout en dévoilant une variété de tempéraments, la réalisatrice marocaine formée en Belgique sonne le réveil de ces femmes endormies, un film poignant et dégraissé de tout sentimentalisme.
La Libre Culture
Taktvoll, einfühlend und mit intimem Blick nähert sich die marokkanische Regisseurin einer Vielfalt weiblicher Temperamente und rüttelt die Frauen aus ihrem Schlaf ? ein ergreifender Film, frei von jeglicher Gefühlsduselei.
La Libre Culture
Die verlassenen Frauen filmt Kassari schnörkellos und überwältigend. Wenn sich die Kamera zuweilen etwas zurücknimmt, so lässt sie damit nur Verzweiflung und Einsamkeit stärker hervortreten. Ein schöner Film, der mehr über Immigration aussagt, als viele Worte.
La Liberté
Yasmine Kassari gelingt das perfekte Gleichgewicht von Realismus und Darstellung. Ihr Werk strahlt eine ungeheure Lebenskraft aus.
Le Matin, Marokko
Sans fioriture, Kassari filme merveilleusement ces femmes abandonnées. Et si sa caméra prend par instant du recul, ce n'est que pour dire la désolation, la solitude. Un beau film qui en dit plus sur l'immigration que bien des discours.
La Liberté
Extraits d?une interview de Yasmine Kassari parue dans Cinergie N°89
D?où vient cette légende de l?enfant endormi ?
En fait, j?ai emprunté un mythe qui existe depuis la nuit des temps, notamment au Maghreb. Ce mythe m?intéressait dans la mesure où il est porteur de sens par rapport à ce que je voulais raconter. Ce qui m?intéresse ce n?est pas du tout une lecture sociologique ou anthropologique de ce mythe, mais son contenu métaphorique.
En quoi consiste ce mythe ?
L?endormissement du foetus (le raged) consiste à endormir, par voie de sorcellerie blanche, un enfant dont la mère ne souhaite pas la naissance immédiate. Soit parce qu?elle a trop d?enfants et veut retarder l?arrivée du suivant. Soit parce qu?elle est veuve ou répudiée et pas encore remariée. Soit parce que son mari a émigré à l?étranger et qu'elle veut attendre son retour pour mettre son enfant au monde, comme c?est le cas dans le film, etc. L'endormissement se fait à la connaissance de tous les gens concernés. Il ne pose de problème à personne. Les hommes y adhèrent autant que les femmes. On y croit.
As-tu fait ce film pour parler du statut de la femme dans les régions agraires du Maroc ?
Pas du tout . Je ne suis jamais partie d?une revendication pour écrire un scénario ou pour faire un film. Cela vient d?envies plus profondes. Ce film met en avant des personnages de femmes, mais, avant de parler de ces femmes, j?avais fait un film qui parle des hommes, Quand les hommes pleurent. Je ne crois pas que L?enfant endormi est un film plus centré sur les femmes que sur les hommes. En fait, les hommes existent ici par la force de leur absence. Ils sont en permanence dans le hors-champ. J?ai fait ce film pour parler d?états de choses, d?états de corps qui concerne autant l?homme que la femme.
Tu es attachée à cette région de l?Oriental, au Nord-Est du Maroc, où tu as situé l?action ?
C?est une région que je connais bien. J?ai été en vacances près de la rivière du film quand j?étais petite, jusqu?à l?âge de neuf ans. C?est là que j?ai entendu parler pour la première fois du mythe de l?enfant endormi. Aujourd?hui encore, dans la région, on continue à « endormir » comme on le montre dans le film. On y croit dur comme fer.
Yasmine Kassari
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