PALME D'OR ET PRIX DU JURY À CANNES
Apichatpong Weerasethakul et Mohamad-Saleh Haroun remportent les deux plus hautes récompenses au Festival de Cannes.Dimanche 23 mai, les récompenses de la 63e édition du grand rendez-vous cannois ont été attribuées. trigon-film rentre de la Croisette avec cinq excellents films et se réjouit de bientôt sortir ces œuvres dans les salles de cinéma helvétiques. Deux de ces films étaient en compétition, l’un a reçu la PALME D'OR, l'autre le PRIX DU JURY.
De la Sélection Officielle
PRIX DU JURY 2010:
L'HOMME QUI CRIE de Mohamad-Saleh Haroun, Tchad
Trop rarement un film africain se retrouve en compétition à Cannes. Après DARATT, le cinéaste Mohamad-Saleh Haroun séduit une nouvelle fois avec une histoire sur sa patrie, le Tchad, où les Chinois ont pris la direction des entreprises et où les jeunes Africains sont toujours sacrifiés à la guerre. Une touchante histoire père-fils. Durant la cérémonie de clôture, Haroun a déclaré: «Il faut faire les films comme des petits plats mijotés qu’on cuisine pour ceux qu'on aime».
PALME D'OR 2010:
UNCLE BOONMEE de Apichatpong Weerasethakul, Thaïlande
Avec ses films et ses expositions, Apichatpong Weerasethakul s’est construit une réputation mondiale en tant qu'artiste, qui à travers ses performances peut nous faire découvrir de nouvelles dimensions. En Suisse, il reste encore méconnu. Le réalisateur nous plonge dans un monde complètement différent où les frontières entre les vivants et les morts sont fluides et les rencontres à travers le temps et la nature possibles.
NOSTALGIE DE LA LUMIERE de Patricio Guzman, Chili (Hors compétition)
Il a réalisé ses premiers films à l’époque de Salvador Allende et consacre son nouveau documentaire à la quête humaine de l’infiniment petit dans l’infiniment grand. Au Chili, dans le désert d'Atacama, l’univers, le passé de la lumière, est exploré. Au même moment, des femmes recherchent les vestiges de leurs fils et de leurs maris. L’immensité des dimensions ci-dessus et ici-bas, et un film profondément touchant sur la planète Terre.
De la Quinzaine des Réalisateurs
THE LIGHT THIEF de Aktan Arym Kubat, Kirghizistan
Le nouveau film du réalisateur de BESHKEMPIR, Aktan Abdikalikow, qui se présente dorénavant sous son nouveau patronyme kirghize, Aktan Arym Kubat, a conquis le public avec sa chaleur humaine. Standing ovation dans la salle de la Quinzaine, et un cinéaste et acteur qui ne pouvait retenir ses larmes d'émotion. Un film délicat et drôle sur l'agitation de l'Asie centrale.
LA MIRADA INVISIBLE de Diego Lerman, Argentine
Un des films les plus forts de cette édition cannoise, magnifiquement interprété et subtilement mis en scène, qui observe la vie sous une dictature à travers le quotidien d'une école de Buenos Aires. Un film politique, au meilleur sens du terme, et dans la tradition de films comme les premiers travaux de Bertolucci, IL CONFORMISTA. On n’avait plus vu depuis longtemps un tel concentré palpitant. Si ce film avait été en compétition, nul doute qu’un prix lui aurait été attribué.
trigon-film sortira ces films sur les écrans suisses durant la prochaine saison 2010/11.
