Elia Suleiman

Palestine – 2 Films dans la Collection

Biographie

Elia Suleiman est né à Nazareth en juillet 1960. De 1982 à 1993, il vit à New York, où il réalise deux courts métrages : Introduction à la fin d'un argument (1990, 45 min.), une critique de la représentation des Arabes dans le cinéma Hollywoodien et dans les médias, et Hommage par assassinat (1992, 28 min), l'évocation d'une nuit à New York pendant la guerre du Golfe, sur laquelle il est intéressant de s'arrêter, car l'on y trouve des éléments qui deviendront récurrents ou seront développés dans les films suivants : E.S. est un Palestinien qui écrit un scénario à New York pendant la guerre du Golfe, enfermé dans un univers clos, de plus en plus déconnecté du monde. Son but est d'essayer de définir et de maîtriser sa réalité fracturée.
En 1994, Elia Suleiman retourne en Palestine puis s'installe à Jérusalem.

Avec Chronique d'une disparition (1996), il signe son premier long-métrage. The Arab Dream (1998, 30 min.), tourné entre Jérusalem, Nazareth et Ramallah, est la médita-tion d'un cinéaste sur la lutte pour la sauvegarde d'une vision esthétique dans un lieu où l'espoir est en voie de disparition.

En 2000, nouveau court-métrage : Cyber Palestine (16 min.), transposition de l'histoire du voyage de Joseph et Marie enceinte de Jésus vers Bethléem dans la Palestine actuelle. Avec ses images provocatrices de l'Intifada et de la vie sous occupation, Suleiman fait de ce film une métaphore du déplacement. Intervention divine est son second long-métrage (2001).


Films de Elia Suleiman dans la Collection

Intervention divine (Flyer) Intervention divine (2002)

A Nazareth, sous l'apparence d'une banale normalité, la ville est prise de folie. Alors que son entreprise périclite, un homme tente de prendre les choses en main pour briser le cercle des petites querelles. Il ne parvient qu'à se détruire lui-même. Cet homme est le père de E.S. Pendant ce temps, une histoire d'amour se déroule entre un Palestinien qui vit à Jérusalem et une Palestinienne de Ramallah. L'homme, - E.S. - , évolue entre son père malade et cet amour, en s'efforçant de maintenir en vie l'un et l'autre.

Du fait de la situation politique, la liberté de mouvement de la femme s'arrête au poste de contrôle militaire israélien situé entre les deux villes.

Chronique d'une disparition - Segell Ikhtifà (Flyer) Chronique d'une disparition - Segell Ikhtifà (1996)

Un réalisateur (Elia Suleiman joue ici son propre rôle) revient en Israël pour faire un film. Etant à la fois dans le film et hors du film, il entreprend d'observer la perte d'identité de la population arabe d'Israël et organise son récit en deux parties: «Nazareth, Journal intime» et «Jérusalem, Journal politique». Dans «Nazareth, Journal intime», le réalisateur filme ses parents et amis dans leur vie quotidienne faite de routines, dont il souligne avec humour les paradoxes et les contradictions.

«Jérusalem, Journal politique», plus grave sans oublier l'humour, s'ouvre sur une chanson clef et se clôt sur la fin des émissions de la télévision israélienne devant un couple palestinien endormi.