Eliseo Subiela

Argentine – 5 Films dans la Collection

Biographie

Eliseo Subiela est né le 27 décembre 1944 à Buenos Aires. Licencié en littérature et en philosophie, il fait des études de cinéma à La Plata. Il réalise alors deux courts métrages ("Un largo silencio" en 1963 et "Sobre todas las estrellas" en 1965) et devient l'assistant d'un grand nombre de réalisateurs argentins comme Francisco Vasallo, Armando Bô et Leonardo Favio. Il est l'auteur de nombreux longs métrages: "La conquista del Paradiso" (1981), "Hombre mirando al sudeste" (1986), "Ultimas imagenes del naufragio" (1989), "El lado oscuro del corazón" (1992), "Despabilate amor" (1996), "No te mueras sin decirme a dónde vas" (1995), Pequños milagros (1997) et "Las aventuras de Dios" (2000). Subiela a reçu à ce jour plus de cent distinctions internationales pour l'ensemble de ses films.


Films de Eliseo Subiela dans la Collection

Las aventuras de Dios (Flyer) Las aventuras de Dios (2001)

Le cinéma est l?art du souvenir et Eliseo Subiela est l?un des artistes du souvenir au cinéma les plus doués. Dans ce film qui renoue particulièrement avec ses premiers films et d?une très belle manière avec les films majeurs du cinéma d?auteur européen des années 60 - des chefs-d??uvre comme «L?Année dernière à Marienbad» ou «Le Silence» - Subiela nous fait planer entre les réalités, entre le dedans et le dehors, entre l?ici et l?au-delà, entre l?amour et l?abandon.

Subiela qualifie de «thriller métaphysique» l?histoire de cet homme semblant pénétrer dans sa propre tête pour émerger des flots de la mer et réapparaître dans un hôtel apparemment inhabité.

Pequeños milagros (Flyer) Pequeños milagros (1997)

L'enchantement, l'émerveillement, les miracles, même s'ils semblent tout petits dans ce monde froid et plein d'injustices, peuvent-ils encore se réaliser aujourd'hui? Rosalia est une jeune fille introvertie et serviable, caissière dans un supermarché. Pour vivre trop dans ses rêves, elle se retrouvera bientôt au chômage. Elle est persuadée d'être une fée. Elle donne sa confiance aux autres et, comme toute fée, elle ne souhaite que faire le bien et enchanter secrètement la réalité trop conforme. Elle aide régulièrement une femme à terminer ses études de droit.

Despabílate amor (Flyer) Despabílate amor (1996)

En comparaison avec les films précédents de Subiela, la trame narrative de Despabilate amor, un grand succès en Argentine, est des plus limpides. On retrouve pourtant, renouvelé certes, le thème du temps qui passe et de la nostalgie de ce qui adviendra. Ainsi Ricardo, un fringant quadragénaire, tient-il la forme grâce au rock'n'roll qu'il pratique sur son balcon seul ou avec sa femme. Ricardo se met en tête de rassembler ses anciens amis pour un « asalto » (une fête libre et spontanée) comme au bon vieux temps. Ernesto, un journaliste au passé de militant, occupe une place de choix parmi ces amis.

No te mueras sin decirme adónde vas (Flyer) No te mueras sin decirme adónde vas (1995)

En 1885 dans le New Jersey: William pleure la mort de sa femme Rachel. En tant qu'assistant de Thomas Edison il réfléchit à son invention, l'origine même du projecteur de cinéma actuel. Il s'endort et commence à rêver. Leopoldo, un projectionniste de cinéma d'aujourd'hui à Buenos Aires, est au centre de son rêve. Lui aussi est un inventeur, plutôt par pur besoin de défier la routine. Le rêve de William devient l'histoire du film, que nous raconte le plus grand voyageur de l'imaginaire d'Argentine, Eliseo Subiela: un voyage poétique aux limites de la réalité et d'un monde fantastique.

Accompagné par son ami, Oscar, Leopoldo conçoit une machine qui retranscrit les rêves.

El lado oscuro del corazón (Flyer) El lado oscuro del corazón (1992)

A Buenos Aires, un jeune poète du nom de Oliveiro mène une vie de bohême qui le contraint parfois à vendre ses idées à une agence de publicité. Le reste du temps, il échange des poèmes amoureux contre des steaks auprès du patron d'un resto populaire, ou bien demande l'aumône pour quelques stances déclamées à des automobilistes. Ce personnage représente une étape de la vie du réalisateur à l'heure où lui aussi était en quête de la partenaire idéale. Les femmes, Oliveiro les aime toutes et aime tout d'elles. Mais il lui est impossible d'excuser une incapacité, à ses yeux fondamentale chez une femme, celle de ne pouvoir voler ...