Mahamat-Saleh Haroun

Tchad – 2 Films dans la Collection

Biographie

MAHAMAT-SALEH HAROUN
Né en 1960, à Abéché, au Tchad, Mahamat-Saleh Haroun a fait des études de cinéma à Paris, puis de journalisme à Bordeaux. Il a travaillé pendant plusieurs années comme journaliste avant de revenir à ses premières amours…
En 1994, il réalise son premier court-métrage, Maral Tanié. Cinq ans plus tard, il signe son premier long métrage, Bye Bye Africa, qui reçoit deux prix au festival de Venise, dont celui du Meilleur Premier film. En 2002, il réalise Abouna, sélectionné à la Quinzaine des Réalisateurs à Cannes. Distribué par MK2 en France, le film sort un peu partout en Europe et dans le monde.

Filmographie:

2005 : Kalala, documentaire (52 mn)
2001 : Letter from New York City, court métrage (13 mn)
1996 : Sotigui Kouyaté, un griot moderne, documentaire (52 mn)
1996 : Goï-Goï, court métrage (15 mn)
1995 : Bord'Africa, documentaire (52 mn)


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Films de Mahamat-Saleh Haroun dans la Collection

Un homme qui crie (Flyer)
Aubonne: le 21 février
Cossonay: le 14 mars
Plus d'informations dans la presse quotidienne
Un homme qui crie (2010)

Adam, ancien champion de natation, est maître nageur à l’hôtel international de la ville. Son fils, Abdel, le seconde dans sa tâche. La guerre civile fait rage dans le pays et se rapproche de la ville. L’armée a besoin d’hommes et d’argent. Adam est harcelé par un «ami», membre du parti au pouvoir, qui attend de lui qu’il paie son écot à l’effort de guerre. La pression se fait plus forte alors que l’hôtel est privatisé, et que la nouvelle direction «rationalise».

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Un reflet du monde
Le réalisateur de Daratt revient avec une oeuvre dont le récit est, d’une part, fortement ancré dans la réalité de son pays, le Tchad, subissant toujours une guerre civile larvée, et souligne d’autre part le destin difficile des employés souffrant une autre guerre, économique celle-là, dont ils sont les premières victimes dans le monde entier.

Daratt - Dry Season (Flyer) Daratt - Dry Season (2006)

DARATT ou la maîtrise du temps et du discours

Peut-il y avoir réconciliation sans reconnaissance de l'autre? Non, bien sûr, et c'est ce que DARATT raconte avec brio. Mais cette reconnaissance ne vient qu'avec le temps qu'on se donne.

Les nombreuses commissions «justice et réconciliation» africaines ont pour but que soient enfin brisés les cycles de violences. Réconciliation signifie reconnaissance de l'autre justice, que la faute soit reconnue. Tels sont les thèmes de DARATT. Et ce sera une des réussites du film de Mahamat Haroun Saleh que d'avoir su donner au temps l'«espace» nécessaire, en limitant les dialogues d'une sobriété toute bressonienne.