Ritwik Ghatak
Biographie
Ritwik Ghatak est né le 4 novembre 1925 à Dacca (Bengladesh). Il restera marqué par l’indépendance de l’Inde et par la partition. Il étudie à l’Université de Calcutta, fait du théâtre "révolutionnaire" (I.P.T.A.), rejoint le Parti communiste, puis devient l’assistant de Bimal Roy. It écrit de nombreux scénarios et réalise plusieurs films documentaires. Il meurt en 1976, laissant une oeuvre majeure de huit longs métrages qui ne sont reconnus en Occident que très tardivement.
FILMOGRAPHIE
1953 : Nagarik (Le Citoyen)
1958 : Ajantrik (L’Homme-auto)
1959 : Bari theke paliye (Le Fugitif)
1960 : Meghe dhaka tara (L’Etoile cachée)
1962 : Subarnarekha (La Rivière Subarnarekha)
1973 : Titash ekti nadir naam (La Rivière Titash)
1974 : Jukti takko aar gappo (Raison, discussion et un conte)
Films de Ritwik Ghatak dans la Collection
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Jukti, Takko aar gappo (1990) Oeuvre autobiographique, le film met en scène le réalisateur lui-même en alcoolique intellectuel qui, chassé par sa femme, parcourt le Bengale en compagnie de deux autres sans-abris. |
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Titash ekti nadir naam (1973) La rivière en tant qu'allégorie, en tant que source de toute forme de vie. Par ses innombrables affluents et ramifications, c'est elle qui unit - et sépare - les hommes. Aussi, le rythme lyrique et poétique du film est-il ponctué par le courant de la rivière, le flux et le reflux, les inondations et la sécheresse. C'est par des images d'une force épique prodigieuse que Ghatak dépeint le destin d'un village de pêcheurs. Il nous montre des êtres humains qui, en raison du dessèchement lent mais constant du lit de la rivière, perdent non seulement leur source de vie, mais encore leur identité culturelle. |
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Subarnarekha (1962) Tout le monde s'accorde pour dire de «Subarnarekha» qu'il s'agit de l'oeuvre maîtresse de Ritwik Ghatak. Au sommet de son art, avec une maltrise et un talent incomparable, le grand cinéaste bengali a renouvelé totalement le thème du réfugié.
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Komal gandhar (1961) |
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Meghe dhaka tara (1960) Impressionnant récit de la destruction des structures familiales, ce chef-d'oeuvre d'une rare sensibilité témoigne lui aussi de la douleur de Ghatak vis-à-vis d'un Paradis perdu. Forcée à fuir le Bengale pour l'Inde en raison de la séparation du pays, la famille vit dans le même village, mais sa cohésion est gravement atteinte. En effet, au lieu de se partager les responsabilités, tous s'en remettent à leur soeur Nita, exploitant son sens du sacrifice. La famille ne réalisera vaguement son erreur que le jour où, malade d'épuisement, Nita s'effondre. |



