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Un film insolite sur l'appartenance à un seul et même monde: Une odyssée extraordinaire à travers cinq siécles d'histoire africaine, caraïbe, européenne, latino-américaine tout à la fois. Le réalisateur mexicain Paul Lemuc, connu notamment pour son film «Frida Kahlo», réalise à partir du livre de Alejo Carpentier «Concierto barroco» une variation en quatre mouvements avec la musique de cultures et d'époques différentes. Le feu d'artifice poétique de Paul Leduc n'a pas besoin de dialogues. La magie du cinéma fonctionne totalement: la fantaisie baroque, la fascination des mythes, la sensibilité et l'intelligence du spectateur peuvent s'en donner à coeur joie. Ce kaléidoscope aux mille facettes nous transporte dans un foisonnement d'images et de scènes, nous laisse goûter la saveur, la vitalité et la sensibilité des Tropiques. Le «baroque» est l'ennemi avéré de toute forme rigide ou figée. En cela, il convient tout à fait dans la recherche de l'identité latino-américaine. Dans le roman original de Alejo Carpentier, le personnage central, un criollo («créole») mexicain, part à la recherche de ses racines européennes, accompagné de ses serviteurs, un Indien et un Noir. Une première halte à La Havane lui fait prendre conscience, par comparaison, de la grandeur de l'héritage indien au Mexique (inexistant ou presque à Cuba, pour des raisons historiques évidentes). Il y prend connaissance de la richesse du monde musical et sensuel des Noirs. Poursuivant son voyage jusqu'en Espagne et à Venise, il rencontre, dans l'Ospedale de la Pietà, Vivaldi, Haendel et Scarlatti. |
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