Peck on the Cheek, A
Amudha a grandi dans l'état indien du Tamil Nadu et se sent bien, choyée dans sa famille, jusqu'à son 9ème anniversaire. elle apprend alors soudain qu'elle est une enfant adoptée. Elle aurait préféré ne rien savoir. Mais dès lors, elle est déterminée à retrouver sa mère biologique qui, engagée parmi les Tigres tamouls, a disparu dans la tourmente de la guerre civile qui a ravagé le Sri Lanka. Le film débute par le mariage de deux jeunes Tamouls sri-lankais, par leur bonheur de courte durée, pour ensuite se focaliser sur la vie heureuse d'un couple et de leurs trois enfants. L'aînée a été adoptée. Le père décide de lui dire la vérité le jour de ses neuf ans.
Celle-ci est choquée par cette nouvelle, puis elle se ressaisit et exprime sa détermination à retrouver sa mère. Une fois n'est pas coutume, nous allons laisser Bollywood de côté et nous intéresser au deuxième centre cinématographique de l'Inde: Madras. C'est là que sont produits les films tamouls, largement diffusés dans le sud de l'Inde. Ce cinéma tamoul a pour fer de lance un réalisateur, Mani Ratnam, reconnu pour son sérieux ainsi que pour les qualités artistiques et commerciales de ses films. Il utilise dans ses réalisations toutes les ficelles de Bollywood (chansons, histoires d'amour), tout en abordant des sujets sensibles.
Trois scènes d?anthologie dans ce film: la première, quand la fille apprend la vérité, la seconde, une bataille comme vous n'en avez jamais vu dans un film indien, et la dernière, surtout: la rencontre entre la mère et sa fille. La musique et les chants composés par A.R. Rahman («Lagaan»!) sont doux et hypnotiques. Mani Ratnam nous livre son film le plus abouti, et c'est le meilleur film indien de l'année.
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