L’histoire raconte le choc entre culture traditionnelle et culture urbaine, au fond de la steppe de Mongolie intérieure, en territoire chinois. Gombo, éleveur, vit selon la tradition, avec sa femme, Pagma, ses enfants, Bourma et Bouin, et Babouchka, la grand-mère. L’oncle, Bajartou, figure de légende, apparaît parfois sur son cheval. Gombo rêve d’une vie ancestrale, et, selon la coutume, plante son «urga » devant sa yourte pour annoncer qu’il fait l’amour. Cependant, la loi chinoise impose la limitation des naissances et Pagma se refuse à son mari. Ne voulant pas priver son époux de leurs rapports amoureux, Pagma l’envoie en ville acheter des préservatifs. Survient alors Serguei, un Russe, qui tombe en panne avec son camion. Une amitié inattendue naît entre les deux hommes. Suivant Serguei, Gombo va s’enivrer des plaisirs de la vie urbaine. Il vient au secours de Serguei, arrêté par la police chinoise, parce qu’il est suspecté de subversion après être monté sur scène pour chanter une valse torse nue. De retour chez lui, Gombo se désintéresse rapidement de la télévision qu’il a ramenée.
Lion d’Or de Venise en 1991, Urga est un film bouleversant par sa justesse et son intelligence. Le «Guide de films» écrit: «D’emblée on est frappé par l’ampleur de la réalisation, le lyrisme des images, la beauté de ces étendues balayées par les vents.»
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