Film

El abrazo partido

Daniel BurmanArgentine – 2004
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Le fils d'Elias

Qu'est-ce qui fait courir Ariel, le fils d'Elias? Et qu'est-ce qui pousse Elias à rentrer au pays après 30 ans d'absence? Dans la galerie marchande du quartier juif de Buenos Aires, coups de gueule et conversations enflammées vont bon train. C'est qu'entre les commerçants installés là depuis longtemps, le vieil Osvaldo qui ne vend plus rien du tout, les Italiens réparateurs de radios et les Coréens vendeurs de 'Feng-shui', on fait la chasse aux idées noires? C'est aussi le petit monde d'Ariel, doux rêveur de trente ans dont la mère tient seule une boutique de lingerie - depuis qu'Elias, son mari, les a quittés pour s'installer en Israël?

S'il a parfois du mal à supporter l'intrusion dans sa vie d'une maman juive plus vraie que nature, Ariel se console dans les bras de Rita, la pulpeuse responsable d'un 'cyber-café' voisin. Et quand il est pris d'un vrai coup de blues, il reprend sa course effrénée à travers la ville, comme s'il voulait échapper à Elias, ce père haï qu'il n'a jamais connu. Mais il rêve désormais d'autre chose: décrocher, comme tant d'autres jeunes gens de son âge, un passeport étranger pour aller travailler en Europe. L'occasion pour Ariel de partir à la découverte de ses racines polonaises. Et de renouer peut-être avec un passé trop longtemps refoulé?
Ou, qui sait - avec son père?

Il y a une grande part d'autobiographie dans ce récit, tourné à un rythme soutenu, caméra à l'épaule pour suivre au plus près les personnages. Daniel Burman y évoque le cheminement d'un jeune homme en mal de repères vers la construction de son identité - construction qui se nourrit de petites anecdotes, d'événements tragi-comiques, de vérités et de secrets plus ou moins bien gardés. « En recherchant ce passeport européen,» déclare-t-il, « on cherche non pas à échapper à un pays ou à une situation, mais à éviter d'être confronté à ce qui constitue notre identité. C'est-à-dire, devenir des hommes et envisager qui nous sommes.»

Titre original El abrazo partido
Titre allemand El abrazo partido
Titre français Le fils d`Elias
Autres titres The Lost Embrace
Réalisation Daniel Burman
Pays Argentine
Formats 35mm, DVD
Scénario Marcelo Birmajer, Daniel Burman
Montage Alejandro Brodersohn
Musique César Lerner
Image Ramiro Civita
Son Martin Grignaschi
Equipment Maria Eugenia Sueiro
Costumes Roberta Pesci
Production BD Cine, Argentina / Wanda Vision, España
Durée 101 Min.
Langue Spanisch/d/f
Acteurs
Daniel Hendler Ariel
Adriana Aizenberg Sonia, Ariels Mutter
Jorge d'Elia Elias, Ariels Vater
Sergio Boris Joseph, Ariels Bruder
Rosita Londner Ariels Grossmutter
Diego Korol Mitelman
Distinctions

Berlinale 2004: Grosser Preis der Jury, Silberner Bär für den besten Darsteller /
Lateinamerika Filmfestival Lleida, Spanien 2004: Beste Regie, bester Film und ICCI-Auszeichnung für das beste Drehbuch / Havana Film Festival 2003: Preis der Sociedad general de autores españoles / Gewinner des Canal Plus Preises in Spanien für das beste unveröffentlichte Drehbuch

"Kein Multikulti-Mief, sondern Kulturen, die nebeneinander funktionieren: Daniel Burman erzählt in «El abrazo partido» wunderbar-lakonisch von der Suche nach Identität ? und der Schwierigkeit, Vater zu sein."

BERNER ZEITUNG



"Daniel Burman hat sich mit seinem jüngsten Spielfilm 'El abrazo partido' direkt in die Meisterliga katapultiert."

RADIO DRS



"'El abrazo partido' ist ein exzellentes Beispiel für die frische filmische Brise aus Südamerika ... ein temporeicher Film, weder moralisierend noch sentimental, mit einem beeindruckenden Daniel Hendler in der Hauptrolle."

KULTURPLATZ SF DRS



"Die Geschichte eines jungen Argentiniers ? formal gekonnt und mit herrlich subtilem Humor."

PROZ BASEL





«El abrazo partido» («Die verlorene Umarmung») des Argentiniers Daniel Burman, der mit viel melancholischem Witz von der Suche des 30-jährigen Ariel nach seinen eigenen Wurzeln in und ausserhalb der jüdischen Geschichte im 20. Jahrhundert erzählt, vermochte die grossen und die kleinen Fragen des Lebens charmant ineinander zu verwickeln. Daniel Hendler, der die Rolle des Ariel mit einer verletzlichen Abwesenheit verkörpert, hat wohl zu Recht den Silbernen Bären als bester Darsteller erhalten.



NZZ





Wir brauchen nicht über Toleranz zu reden, wie in Europa, weil wir sie leben. Fische reden im Wasser nicht über Wasser. Die verschiedenen Kulturen sind Teil der Gemeinschaft. Unsere Haltung ist nicht: Wir haben Menschen aller Hautfarben sondern: Wir sind alle Farben.



Daniel Burman in einem Gespräch mit der Aargauer Zeitung





J?ai souvent entendu dire qu?on se découvrait une vocation de cinéaste après avoir vu un film particulièrement marquant dans son enfance. Ce n?est pas mon cas. Quand j?étais petit, je rêvais de devenir avocat, comme mes parents. Plus tard, j?ai pensé à devenir chirurgien ? une profession où l?on se sert de ses mains pour sauver des vies. Mais je n?imaginais pas un seul instant que je ferais des films. Cela fait longtemps que je me demande pourquoi j?exerce ce métier. De temps en temps, je suis pris de doutes, surtout quand je viens de terminer un film. L?autre jour, j?ai vu Le Fils d?Elias pour la première fois : à la fin, j?ai ressenti comme un drôle de picotement. Comme si on me chatouillait le ventre. Une sorte de joie sous-jacente, comme lorsqu?on a soudain envie de rire, mais qu?on veut que personne ne s?en aperçoive. Un sentiment de bonheur sans raison apparente. Je pense que c?est pour retrouver ce sentiment que je fais des films.







DIRECTOR'S NOTE

I don't know why I took this up. I had read that in their childhood, film directors had seen a movie that determined their calling for the rest of their lives. This didn't happen to me at all. When I was a boy, I dreamt of being a lawyer like my parents, and to have an office full of books and paper. Later I started to dream of being a surgeon. To be a person who puts his hands into people to save their life. But I never imagined that I would make films.

It's been a long time since I've asked myself why I do what I do. Every now and then I have doubts, particularly after finishing a film. The other day I sat down and watched 'EL ABRAZO PARTIDO' (Lost Embrace) for the first time. When it was over, I felt a strange tickling sensation inside my body. It was as if someone were tickling me in the stomach, a feeling of contained joy, like when you feel like laughing without wanting anyone to notice. A sensation of happiness without any apparent reason. I now think that, in the end, all this confusion was nothing more than that: I was looking for that tickling in my stomach. And I had to make films in order to find it.

Daniel Burman

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