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Avec Nostalgia de la luz, Patricio Guzmán, nous emmenait dans le désert d’Atacama, à l’extrême nord du Chili. Là-bas, il y sondait le cosmos pour scruter les rocs et les sables du désert. El botón de nacár nous emporte, lui, à l’extrême sud du pays, 4000 km plus bas où c’est maintenant l’eau qu’on trouve dans les étoiles. Mais c’est encore sur l’histoire des hommes et de leur mémoire que revient Patricio Guzmán.

Ces deux films, Nostalgie de la lumière et Le bouton de nacre, forment bien un diptyque cohérent. Au premier, illuminé par la lumière si pure et la sécheresse du désert du nord, répond le ciel chargé et la froide humidité de l’archipel du sud. Ici, ce sont l’eau et le froid qui ont formé les hommes et les civilisations. Car ces îles innombrables étaient habitées, bien avant que les colons n’arrivent et massacrent – ils étaient encore 8000 au 18e siècle, ils ne sont plus que 20 descendants directs aujourd’hui. C’est la première idéeforce: l’existence d’une civilisation capable de survivre dans des conditions extrêmes, de traverser le Cap en petit canoë, de compositions musicales sophistiquées. La deuxième idée-force: faire ressentir par le spectateur, physiquement, la géographie bizarre de ce pays qu’est le Chili – tout en longueur, ouvert sur la mer qui est sa plus grande frontière, et pourtant profondément terrien. Un pays si long, qu’on ne peut le représenter en un seul morceau. Enfin, il y a la mémoire de l’eau. Celle qui vient du cosmos – qui se compte en millions d’années – et celle, plus macabre et contemporaine, qui vient de l’océan – car ici, comme au nord, les militaires ont essayé d’effacer les traces de leurs crimes. Ces trois idées-forces sont exprimées dans de véritables mises en scène de cinéma qui offrent des moments sublimes: la musique jouée par le musicologue Claudio Mercado, ou la leçon de vocabulaire de Christina Calderon, descendante des Yagán. Emma Malig, artiste, déroule une étrange et longue bande de papier froissé, le Chili, en un seul morceau. Enfin, se déroule sous nos yeux la reconstitution du «travail» fastidieux et minutieux qu’impliquait cette volonté des militaires d’effacer des milliers d’individus des mémoires. C’était sans compter ce bouton de nacre ramené à la surface.
Martial Knaebel

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Moisson de prix pour trigon-film à la Berlinale 2015

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Titre original El botón de nácar
Titre allemand Der Perlmuttknopf
Titre français Le bouton de nacre
Autres titres The Pearl Button
Réalisation Patricio Guzmán
Pays Chili
Formats Blu-ray, DCP
Scénario Patricio Guzmán
Montage Emmanuelle Joly
Musique José Miguel Miranda, José Miguel Tobar, Hugues Maréchal
Image Katell Djian
Son Álvaro Silva Wuth, Jean-Jaques Quinet
Production Atacama Productions, Renate Sachse
Durée 82 Min.
Langue Spanisch/d oder f oder i
Acteurs
Dokumentaressay
documentaire
documentary
Distinctions

Silver Bear & Oecumenical Jury Prize: Berlinale 2015

Best Film and Audience Award: Biografilm Festival, Bologna, Italy

Grand Prix Docs against Gravity Poland

The Ostrovsky Award for Best Documentary Film: Jerusalem Film Festival 2015

«Eine poetische Welterkenntnis.» Pascal Blum, Tages-Anzeiger

«Bref poème humaniste et politique a résonance métaphysique, El Botón de nácar est un immense chef-d'œuvre.» Antoine Duplan, Le Temps

«In der Zeit, wo das Meer in unserer Nähe für Tausende von Menschen zum Friedhof wird, kann man sich gerade keinen wichtigeren Film vorstellen.» Florian Keller, Wochenzeitung

«C`est précis, posé, bouleversant d'intelligence.» Télérama


«Ein filmischer Essay von stupender lyrischer Kraft.» Patrick Straumann, Filmbulletin



«Ein Plädoyer für die Würde des Menschlichen über alle Zeiten und Verletzungen hinweg.» Alfred Schlienger, Programmzeitung



«Eine seltene Perle. Das Wasser als Fluss des Lebens, ein schönes Bild.» Eva Fischer, Schweizer Fernsehen

«Die fliessende Eleganz und die zugreifende Poesie von Patricio Guzmáns grossem filmischen Bogen sind überwältigend.» Michael Sennhauser, Radio SRF

«Dem Leitmedium Wasser folgend entwirft Guzmán einen poetischen Erzählbogen, in dem die Urkräfte der Natur in stetem Wechselspiel mit dem Schicksal und den Tragödien der Bewohnerinnen und Bewohner stehen.» Meili Dschen, Schweizer Fernsehen, Kuturplatz


«El botón de nácar ist eine Ballade, doch gleichzeitig mehr: eine Elegie oder ein Requiem, wie eines von Bach, Mozart oder Beethoven - oder es ist, wie Pascal Blum es formuliert, «Bilderarbeit gegen die Vernichtung.» Hanspeter Stalder, Seniorweb

«Guzmán verbindet in einer überwältigenden Montage die Geschichte des Universums mit der Geschichte der Völker am chilenischen Meeresufer. In einem Bewusstseinsstrom wird die lebensspendende und todbringende Kraft des Wassers erkundet. Alles verdichtet sich im Bild eines Perlmuttknopfes, der aus den Tiefen des Ozeans geborgen wird. Doch erschliesst sich diese Metapher erst, nachdem man sich durch die vielen Stromlinien der Filmmontage bewegt hat – eine fiktive Reise durch die reale Geschichte Chiles.» Charles Martig, Medientipp



«In El botón de nácar geht es um die Ureinwohner Chiles, das Gedächtnis von Wasser, Astronomie und einen Perlmuttknopf, der alles zusammenhält.» Tageswoche, Hannes Nüsseler

«Guzmán ist ein weiser Filmemacher, ein Bilderpoet in der chilenischen Tradition der großen politischen Cantos. Und ein raffinierter dazu.» Christiane Peitz, Die Zeit

«Guzmán hat ein Meisterwerk realisiert, das zwischen den Extremen pendelt wie der Unendlichkeit des Universums und einem Wassertropfen.» Mundo hispánico

«Ein wohlkomponierter Essay, der erneut auf kongeniale Weise die Vergangenheit mit der Gegenwart verbindet.» Kino-Zeit

«Mit seinem opulenten Bilderrausch zieht uns Guzmán hinein in seine Geschichte des Wassers, die, so der Film, auch eine Geschichte Chiles ist. Radio RBB

«Watching opens up mental windows, unknown vistas appear, subliminal connections are made.» Hollywood Reporter

«In 'El botón de nácar' zeigt Guzmán die bewegende Geschichte der Menschen von Patagonien und Chile und erinnert daran, dass menschliches Leiden und Ungerechtigkeit nicht auf einzelne politische oder gesellschaftliche Systeme beschränkt sind. Er benutze das Wasser als natürliches Element, um die konkrete Geschichte der Opfer des Landes in den Raum der gesamten Menschheit zu stellen.» Ökumenische Jury, Berlinale 2015

«Eine Zumutung im besten Sinne.» Christiane Peitz, Tagesspiegel

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