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Timbuktu est occupée par les djihadistes qui y font régner leur ordre nouveau. Sous leur tente, Kidane et sa famille mènent une vie paisible  qui semble loin de cette folie meurtrière. Leur destin basculera avec la mort d’Amadou le pêcheur, tué accidentellement par Kidane. A la folie de l’obscurantisme, Abderrahmane Sissako oppose un poème d’une profonde humanité, justement récompensé par le jury œcuménique du festival de Cannes.

La caméra suit une gazelle galopant dans le désert, mouvements harmonieux, elle épouse la couleur et la texture du désert. Coups de feu, elle est chassée par un 4X4, objet outrageusement hexogène au décor qui l’entoure. Voici les djihadistes envahissant Timbuktu, imposant une loi tout aussi étrangère à une population paisible. Comme tous les films de Sissako, le récit se déroule à la fois dans une histoire linéaire, celle de Kidane, et par une suite de tableau installant une atmosphère, le tout dans un décor grandiose d’un désert merveilleusement filmé, dominé par les ocres du sable et des murs de la ville.

Récit à la fois poétique, musical, chez Kidane, et traversé d’humour lorsqu’il s’agit de suivre les comportements des occupants incapables de communiquer leurs lois et leurs règles car ils ne connaissent pas la langue du lieu, ni ne sont vraiment capables de se comprendre entre eux. Récit intense, qui déploie une énergie émotionnelle extraordinaire lorsqu’une femme trouve encore la force, sous les coups de fouet, de chanter d’une voix déchirante. Les femmes, premières victimes de l’ordre nouveau islamique, sont aussi celles qui offrent le plus de résistance: Zabou la folle, tête à l’air qu’on n’ose pas toucher, Satima la femme de Kidane. A elles, aux autres, les djihadistes n’ont que la force de leur kalachnikov à opposer lorsque leur langue de bois ne les convainc pas eux-mêmes.

La caméra magnifie ces courages, démonte le discours des extrémistes en montrant leur statut d’homme commun. Et si, au lieu de diaboliser ces «fous de Dieu», on les humanisait en les regardant tels qu’ils sont: des hommes ordinaires? Ils y perdraient à coup sûr leur dimension mythique aux yeux de beaucoup. Et c’est ce que fait, le plus simplement du monde, et de la plus belle des manières, Abderrahmane Sissako.

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Pluie de récompenses pour Timbuktu

De l’Est à l’Ouest, Timbuktu de Abderrahmane Sissako collectionne les distinctions.

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Deux prix pour Timbuktu

Adderahmane Sissako honoré par le jury oecuménique et par les journalistes au festival de Cannes

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Titre original Timbuktu
Titre allemand Timbuktu
Titre français Timbuktu
Autres titres Timbuktu
Réalisation Abderrahmane Sissako
Pays Mali
Formats DVD, Blu-ray, DCP
Scénario Abderrahmane Sissako, Kessen Tall
Montage Nadia Ben Rachid
Musique Amin Bouhafa
Image Sofian El Fani
Son Philippe Welsh
Equipment Sebastian Birchler
Production Sylvie Pialat
Durée 97 Min.
Langue Französisch, Arabisch, Tamaschek/d/f oder i
Acteurs
Abel Jafri Abdelkrim
Toulou Kiki Satima
Kettly Noël Zabou
Hichem Yacoubi
Pino Desperado
Distinctions

Filmfestival Cannes, compétition

Prix du Jury oecumenique

Festival International du Film Francophone, Namur

Bayard d'Or du meilleur film

Prix du meilleur scénario

Prix du Jury des jeunes

Chicago International Film Festival

Silver Hugo, Grand Prix

Abu Dhabi Film Festival

Special Mention of the International Jury

«Timbuktu ist ein leiser, poetischer Film von grosser Wucht.» ZDF

«Ein Sieg der Kunst. - Sissako zeigt – hochintelligent und ohne Penetranz – den Gottesstaat der Islamisten als das, was er ist: ein Projekt, so vermessen, irr und chaotisch wie der Turmbau zu Babel.» NZZ, Angela Schader

«Abderrahmane Sissako privilégie la satire et la métaphore dans ce film poétique», il «a pour ambition de faire du cinéma 'à portée universelle, susceptible de concerner toute l’humanité'. On gardera de Timbuktu cette pensée: 'Ce que jamais aucune violence ne pourra tuer, c’est l’amour. Tu peux tuer un homme, tu ne peux pas tuer l’amour qu’il a pour sa fille, sa femme.'» Antoine Duplan, Le Temps

«Leichtfüssig. Humorvoll. Und mit einem grandiosen Zeitgefühl... Sissako bildet aber auch die Kraft der Kultur seines Landes ab: Fatoumata Diawara spielt in seinem Film nicht nur eine zauberhaft farbige Figur, sondern sorgt mit der (verbotenen!) Musik im Freundeskreis auch für den optimistischen Gegenpunkt im Film: Wer ihre Musik nicht kennt, findet in «Timbuktu» Gelegenheit, sie kennen zu lernen. Ihre Musik wird zu einem Zeichen des Widerstand. Gelassen, wild, sinnlich, frech und – wie der Film – auch mit Peitschenhieben nicht zu bändigen.» Tageswoche, Hansjoerg Betschart

«Der Film überzeugt in seiner sehr grossen formalen Schönheit, seinem Humor und seiner Zurückhaltung. - Er erhellt die Menschlichkeit, die in allen steckt, während er zugleich die Intoleranz kritisiert». Der Film «denunziert in einer starken aber subtilen Form die Schrecken, die aus der extremischen Vision einer Religion hervorgehen.» Jury oecumenique, Cannes

«Timbuktu compose avec rigueur et humanisme le portrait d’un continent traversé par les couleurs et les tragédies, les guerres et les traditions. Le film condense le pire et le meilleur du continent africain, à travers des plans qui n’omettent jamais de nous rappeler la beauté des choses, des paysages, du vent et du sable, du désert et de ceux qui y sont nés. Il y a ici un condensé de beauté et d’horreur qui permet à chaque segment du film de posséder son autonomie propre tout en proposant une synthèse de l’ensemble.» Tribune de Genève, Pascal Gavillet

«Zutiefst menschliches Filmgedicht.» Hermann Kocher, Reformierte Presse

«Cinématographiquement bien maîtrisée, cette fable coup de poing en forme de pamphlet, de plaidoyer contre l’ignorance, bouleverse par un propos d’une brûlante et cruelle actualité. Ouvrant la compétition au dernier Festival de Cannes, elle avait provoqué un choc sur la Croisette.» Tribune de Genève, Edmée Cuttat

«Abderrahmane Sissako signe un film lumineux, véritable plaidoyer éloquent contre l'obscurantisme et mélopée poétique au continent africain.» Clap, Firouz-Elisabeth Pillet

«A la fois dramatique et bur lesque, en équilibre permanent en­ tre réalisme et onirisme, «Timbuktu» allie ainsi l'intelligence du propos à la beauté des images. La dénonciation n'en est que plus effi­cace.» Le Courrier, Mathieu Loewer

«In seiner wütenden Verzweiflung ist es ein überaus poetisches, bildschönes Werk und erntete entsprechend viel Applaus.» Neue Zürcher Zeitung

«In einer der schönsten und beeindruckendsten Szenen des Films spielen Jugendliche Fussball ohne Ball, um so die Überwachung und die Schikanen der patrouillierenden Fundamentalisten zu überlisten. Doch Dummheit und Absurdität sind nicht immer nur lächerlich, und der Film zeigt auch Bestrafungen und Todesurteile, bis zum tragischen und aufwühlenden Schluss. Die schreckliche Steinigung, die zum Ausgangspunkt des Projekts geworden war, taucht wie ein Albtraum mitten im Film auf. Wieder einmal stellt Abderrahmane Sissako unter Beweis, dass er nicht nur einer der grössten afrikanischen Filmemacher, sondern einer der ganz Grossen überhaupt ist. Seine unverwechselbare Handschrift ist die berührende Art und Weise, Schönheit dort einzufangen, wo er sie findet: in den Gesichtern von Männern, Frauen und Kindern, in kurzen Augenblicken des Glücks, und in der vom Wahn der Menschheit unberührten Ruhe der Natur.» Olivier Père, arte

«Ein Film, dem ich aus vollem Herzen eine goldene oder silberne Palme wünsche: „Timbuktu“ von Abderrahmane Sissako, einem Regisseur aus Mauretanien. Sein Wettbewerbsbeitrag handelt davon, wie Dschihadisten in einen Ort in der Wüste Malis einfallen, wie sie ihn besetzt halten, wie sie die lokale Bevölkerung mit ihren Regeln – keine Zigaretten, keine Musik, kein Herumstehen in den Gassen, kein Fußball, ausserehelicher Sex wird mit Steinigung bestraft – konfrontieren, wie sie die Menschen unter Druck setzen und wie diese damit umgehen. Das Tolle daran ist, wie Sissako, der schon mit seinen Filmen „Bamako“ (2006) und „Heremakono“ (2002) überraschte, all dies nicht als das grosse Jenseits unserer Vorstellungskraft inszeniert, sondern als Alltag und Normalität. Und das heisst nicht, dass er die Härte und die Gewalttätigkeit der Situation ausspart oder bagatellisiert, im Gegenteil, er fängt sie von der ersten Szene an ein, aber auf eine lakonische Weise. Cristina Nord, TAZ

«Il y a une atroce dimension burlesque dans ce royaume d’Ubu coranique que le film décrit en tableaux toujours d’une impressionnante puissance visuelle. Entre fable et chronique, Sissako invente des moments d’onirisme cruel, tel ce match sans ballon joué par des adolescents, ou cette figure énigmatique de motard en boubou vert qui traverse et retraverse la ville, messager d’on ne sait quelle nouvelle, colporteur d’eau et ange d’une résistance invisible.» Le Monde

«Ein starkes Stück Kino und ein Aufschrei gegen Fanatismus sowie ein Plädoyer für religiöse Toleranz.» Frame, Geri Krebs

«Der Film ist Gedicht und Gericht in einem.» Programmzeitung, Alfred Schlienger

«Die Wirrnis der kleinen Dramen, die wir da erleben, gehüllt in Bilder von mächtiger Naturschönheit, erzeugt realistische eindrücke. das ist Sissakos poetische Stärke. Er ist ein Meister der impressionistischen Sprunghaftigkeit.» Tages-Anzeiger, Christoph Schneider

«Leichtfüssig, humorvoll. und mit einem grandiosen Zeitgefühl. . . Sissako bildet aber auch die Kraft der Kultur seines Landes ab: Fatoumata Diawara spielt in seinem Film nicht nur eine zauberhaft farbige Figur, sondern sorgt mit der (verbotenen) Musik im Freundeskreis auch für den optimistischen Gegenpunkt im Film: wer ihre Musik nicht kennt, findet in Timbuktu Gelegenheit, sie kennenzulernen. Ihre Musik wird zu einem Zeichen des Widerstands. Gelassen, wild, sinnlich, frech und – wie der Film – auch mit Peitschenhieben nicht zu bändigen.» Tageswoche, Hansjoerg Betschart

«Sissako schuf für Timbuktu ein leichthändig wirkendes, dabei sehr durchdachtes Szenario, das die komplexe Situation in Nordmali anhand von zwei separaten, aber immer wieder miteinander verschränkten Motivkreisen einsehbar macht. (. . .) ein Sieg der Kunst. – sissako zeigt – hochintelligent und ohne Penetranz – den Gottesstaat der Islamisten als das, was er ist: ein Projekt, so vermessen, irr und chaotisch wie der Turmbau zu Babel.» Neue Zürcher Zeitung, Angela Schader

«Sissako hat seinen Film zwar im Orkus der Gegenwart angesiedelt, aber dennoch nie die Ansprüche aus den Augen verloren, die sich aus der Faszinationskraft des Titels ergeben. Timbuktu ist ein kinematografisches ‹j’accuse›, eine humanistische Antwort auf die islamistischen Besatzungstruppen, die sich bereits in den prägnanten, ökonomisch geschnittenen Eröffnungsszenen mit Beharrlichkeit und Konsequenz der Zerstörung der lokalen Zivilisation verschreiben.» Filmbulletin, Patrick Straumann

«Timbuktu ist auch eine Ode an die lokale Bevölkerung, die diese Tyrannei tagtäglich erleben muss und sich allem Übel und den realen Gefahren zum Trotz weder ihres Stolzes noch ihrer Würde berauben lässt. die Idiotie ist mit den neuen Eindringlingen bereits über Gebühr vor Ort vertreten.» P.S. Verlag, Thierry Frochaux

«Der Film besticht durch episodenhafte Miniaturen, die zeigen, wie die Bevölkerung Timbuktus den neuen Herren der Stadt mutig die Stirn bietet.» Amnesty International



«Timbuktu ist eine zornige und zärtliche Hymne auf den Mut der Leute, die sich dem islamistischen Terrorregime in mali widersetzten.» Syndicom

«Der Stoff von Regisseur Abderrahmane Sissako ist leider aktuell. universell wird er dort, wo wunderbar poetisch erzählt wird. und wo er von der Widerstandskraft der Menschen berichtet. das ist das schöne stück Hoffnung, das in diesem Film steckt.» Kulturmagazin Luzern, Urs Hangartner

«In seiner wütenden verzweiflung ist es ein überaus poetisches, bildschönes werk.» Neue Zürcher Zeitung


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