The Man Who Sold His Skin

Film

The Man Who Sold His Skin

Sam et Abeer s’aiment, mais ils vivent à Raqqa, en Syrie où la guerre civile fait rage et où le moindre mot de trop, dit trop fort, peut mener en prison. Ce qui arrive à Sam, il arrivera pourtant à s’échapper pour le Liban. Il y apprendra que Abeer a été mariée par ses parents à un diplomate qu’elle doit suivre en Belgique. Sam, qui veut retrouver et reconquérir sa belle, cherche donc à quitter le Liban pour la capitale de l’Europe. Pour l’artiste Godefroy voilà une belle occasion de produire une œuvre dont on parlera : il propose donc à Sam, à la suite d’une rencontre fortuite, de lui vendre son dos pour qu’il y «peigne» une reproduction de visa Schengen et faire ainsi partie d’une exhibition à Bruxelles.

La cinéaste tunisienne se saisit encore une fois d’un fait d’actualité pour en tirer un film pertinent, décapant, pour poser un regard acéré, avec une bonne dose d’humour, sur le monde actuel. En 2006, l’artiste belge Wim Delvoye s’entendit avec un ancien tatoueur zurichois, Tim Steiner. Le premier utilisa le dos du second pour y créer une œuvre, Steiner acceptant de se produire plusieurs fois par année dans des musées du monde entier. On imagine déjà ce que la réalisatrice du Challat de Tunis (2014) pourrait tirer d’un tel fait divers artistique. Dix ans plus tard, le Moyen-Orient  en crise déverse son flot de réfugiés, trop souvent abandonnés, sur les routes et sur les mers. Voilà aussi un sujet qui ne pouvait que toucher l’auteure de La belle et la meute (2017). Le lien entre ces deux thèmes? Eh bien, L’homme qui a vendu sa peau. Kaouther Ben Hania filme une satire décapante et multiplie les pirouettes. La réalisatrice traite son sujet avec toute l’attention qu’il mérite, mais évite de se prendre elle-même au sérieux. Un cinéma rafraîchissant comme on aimerait en voir plus souvent.
Martial Knaebel

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Titre original The Man Who Sold His Skin
Titre allemand The Man Who Sold His Skin
Titre français L'Homme qui a vendu sa peau
Autres titres The Man Who Sold His Skin
Réalisation Kaouther Ben Hania
Pays Tunisie
Formats DCP
Scénario Kaouther Ben Hania
Montage Marie-Hélène Dozo
Musique Amine Bouhafa
Image Christopher Aoun
Son Anders Billing, Vive Leny Andrieux
Equipment Sophie Abdelke
Costumes Randa Khedher
Production Tanit Films (Nadim Cheikhrouha)
Durée 104 Min.
Langue Arabisch, Englisch, Französisch/d/f
Acteurs
Yahya Mahayni
Dea Liane
Monica Bellucci
Koen de Bouw
Darina Al Joundi
Christian Vadim
Distinctions

Venezia 2020, Orizzonti: Best Actor (Yahya Mahayni) & Edipo Re Award
El Gouna Film Festival – Best Arabic Film
Stockholm IFF – bestes Drehbuch
Academy Awards 2021, Tunesias nomination for best international film

«With The Man Who Sold His Skin, Tunisian filmmaker Kaouther Ben Hania crafts a biting art-world satire, turning a Syrian refugee’s quest to reunite with his lost love — and controversial decision to become a tattooed living canvas — into a slick, sublimely shot musing on freedom. Inspired by a real-life artwork, the writer-director’s follow-up to 2017’s Beauty And The Dogs segues from romance and dark comedy to drama and tragedy, determined to make a statement of its own.» Screen International

«Seine Geschichte gleicht einem Gruselfilm! Der Schweizer Tim Steiner hat sein Tattoo am Rücken verkauft – an den Hamburger Sammler Rik Reinking. Seitdem tourt er als einziges lebendes Kunstwerk der Welt durch die Museen.» Hamburger Morgenpost

DIRECTOR'S NOTE


«This project is born from the encounter between two worlds. The world of contemporary art, and more particularly the work of the Belgian artist Wim Delvoye (Tim, 2006) and the world of political refugees—especially Syrian refugees, their struggle with travel documents and residency permits... I have indeed asked myself: “What would happen if... a famous artist offered to a refugee to become his work of art to solve his freedom of movement problem?” Thus, was born the journey of Sam Ali: a passionate young refugee thrown into a cynical world. An ordinary man facing an extraordinary adventure. The film is also a love story where the protagonist is separated from the woman he loves, and he tries to recover even if he has to lose his dignity and his skin in the process. Or what does it mean to be free when the game is already rigged, when you don’t have much of a choice? The Man Who Sold His Skin is an allegory about one’s personal freedom in an inegalitarian system tackling broader meaning about our real-world issues.» Kaouther Ben Hania

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